jeudi 6 novembre 2008

La BPI


Playtime, de Jacques Tati, une possible vision de la BPI

Hier séance de travail à la BPI (bibliothèque publique d'information) au centre G. Pompidou et se sera mon grand étonnement de la journée. J'ai,lors de mes études en provinces pas mal fréquenté différentes bibliothèques mais les bibliothèques parisiennes ont cela de particulier qu'elles sont à la taille de la ville qui les abrite. C'est particulièrement le cas de la BPI, au coeur de Beaubourg elle colle parfaitement avec l'architecture plutôt industrielle du centre par l'immensité des ses salles (1200 places assises) au mobilier dépouillé (rayonnages, tables et chaises grises).



- Premier étonnement dès mon arrivée, une file d'attente serpente devant l'entrée, il y en a facilement pour 1/2 heure d'attente. Qu'attend-on? La fouille de nos cartables et le passage sous les portiques détecteurs de métaux... Pas très engageant. Étrange monde que celui où la suspicion d'actes terroristes s'invite jusque dans les lieux de culture. Étrange ville que celle qui tous les jours vous rappelle qu'une potentielle menace plane sur elle (militaire en arme, fouilles...).


- Une fois rentrée dans la bibliothèque le caractère industriel de cet établissement de service me saute aux yeux. D'immenses Escalators desservent les niveaux supérieurs, quant à la banque d'accueil, une seconde file d'attente se déroule d'un bout à l'autre de la pièce...bon je me débrouillerai...



- Arrivée au niveau 1. Ce n'est pas d'ici non plus que se dégage l'ambiance feutrée et propice au travail des bibliothèques. La salle ressemble plus à un immense hangar, avec les traditionnels tuyaux colorés propre à l'architecture du centre Pompidou qui courent au plafond. Des dizaines de rayonnages métalliques structurent la salle, entre-eux de grandes tables où il faudra cohabiter avec ses voisins. Paradoxalement le lieu est calme et le bruit de mes pas semblent raisonner dans une pièce vide. De l'autre côté de la salle des centaines de revues, on se sent presque écrasé d'avance par le poids de la connaissance!! Un public hétéroclite occupe les places disponibles aux tables, devants les ordinateurs mais aussi autour de poste de télé diffusant le grandes chaînes étrangères. On croise à la BPI des étudiants (plus au moins persuadés de leur supériorité intellectuelle...), des profs, des chercheurs, des amateurs mais aussi des SDF venus chercher dans ce lieu public malgré les fouilles de l'entrée un siège et un peu de chaleur en ce début du mois de novembre mais aussi un livre, un contact avec l'actualité via internet ou la télé.
Drôle d'expérience où l'on se demande si la profusion et l'immensité des lieux sont propices au bouillonnement intellectuel...???


Aucun commentaire: