mercredi 27 mai 2009

Une baguette coupée en deux...


Dans mon quartier il n'y a pas de bonne boulangerie. Au bout de quelques mois, j'en déniche une, pas mauvaise, près de mon école, à environ 7 stations de métro de chez moi. Le soir après les cours, je décide donc d'aller y acheter ma baguette pour le petit déjeuner du lendemain. Le monsieur devant moi, qui n'a pas l'air d'un original, demande une baguette (quoi de plus normal me direz-vous...) COUPEE EN DEUX, aussitôt dit, aussitôt fait. La boulangère a, à portée de main, tout l'équipement ad hoc : une sorte de massicot à pain (!!) et le "sac à baguette" élargi afin de pouvoir y glisser les 2 moitiés de baguettes côte à côte!

Mon tour arrive, je demande une baguette... (bah oui une baguette coupée en 2 ça sèche 2 fois plus vite) le geste de la boulangère se suspend quelques seconde au dessus du fameux massicot... puis opte pour le "sac à baguette" simple, celui qui ne recouvre que la moitié du pain. Je paie, remercie et quitte la boulangerie en direction du métro.
Il m'a alors suffit de descendre dans le premier couloir pour me voir opposer les regards ébahis des voyageurs et employés de la ligne.

A ce stade de l'histoire, cher lecteur provincial, tu dois savoir que l'usager du métro est l'espèce humaine la plus blasée du genre. Habitué aux excentricités de ses congènères, rien ne l'émeut (cheveux verts, jaunes, bleus, bicolores, chaussures dépareillées, mini-mini-jupes, chapeau de cow-boy, voisin éméché, odeur nauséabonde, cris...).

Nous voila pourtant (ma baguette et moi) l'objet de toutes les curiosités... "Du pain dans le métro" crois-je entendre sortir de la bouche d'un vigile offusqué... Desespérée je cherche le panneau stipulant qu'il est interdit de transporter du pain dans le métro... RIEN.

En m'installant dans le wagon je scrute, et en effet, pas de nourriture, rien. Le parisien véritable omnivore, non pas parce qu'il mange de TOUT mais parce qu'il mange TOUT le temps, s'abstient dans le métro. Il lit, dort, somnole, mate, râle, discute, sue, pousse, écoute de la musique, se fait les ongles, se maquille, téléphone, envoie des textos, surfe sur Internet mais IL NE MANGE PAS. Pourquoi?? Je n'ai à ce jour pas encore percé le mystère...

Le métro n'est final pas un lieu si sale que ça, le parissien le sait et la grêve des agents d'entretien de la RATP lui a récemment montré ce qu'était un métro sale...alors...

J'ai continué depuis ma tournée des boulangeries parisiennes, il s'est avéré que le massicot et le "sac à baguette" élargi sont des outils universels de la boulangère parisienne! Et, partout, le monsieur, la dame, le gamin, la grand-mère, l'ado de devant moi continuent à demander : "bonjour, une baguette coupée en deux s'il vous plaît..."

mercredi 4 février 2009

Variation autour de 3 jours de stage


Exercice de style:


3 ème jour... j'en suis à 3/4 de prénoms retenus, 3 repas à 2€, au moins 33 litres de tchaé à la menthe qui me coûte 3 fois rien (3 bouilloires en libre service), à peu près 333 articles numérisés publiés sur le site web, 3333 bugs informatiques, 3 mots avec le directeur, 333333 sourires forcés et convenus avec ma maître de stage, 0,3 questions intelligentes posées, 33 blagues tombées à plat, 0,333 discussions sympathiques avec les environ 33 personnes du service, 3333 marches à monter (les bureaux sont au 3ème, la cantine au 5ème d'un autre bâtiment...), 3 personnes ne m'ayant pas reconnu dans ce même escalier!! 3 heures sup. (eh oui une par soir, j'exagère un peu!). 33 minutes de déprime par jour sur le thème de "je vais changer de job". 3 engueulades entre collègues dont une pour un radiateur au thermostat 3. Plus de 3 minutes de pause pour écrire 3 fois rien sur ce billet...c'est 3 fois trop.


jeudi 4 décembre 2008

Impressions...

Des étonnements encore... coups de coeur/de gueule... images d'une journée un peu comme les autres.

- La dame qui lit le journal (gratuit) par dessus l'épaule de son voisin dans le métro

- Le regard vengeur d'un jeune type qui s'est jetté sur le siège libre dans la rame avant même que je n'ai esquissé un seul geste

- Le sourire enfantin d'un monsieur sur sa nouvelle trotinette

- La dame qui circule en trotinette dans les couloirs du Cnam...

- L'agent de sécurité RATP, qui, fier de son taser et de son bel uniforme, se fout de ma gueule dans mon dos parce que je descends dans le métro avec ma baguette...

- Les places de théâtre "à pas cher" pour la séance de 19h qui ne sont plus en vente sur internet à 17h... (comment ça "pas étonnant"...)

- Une soirée coocooning, carotte-curry/Clara Sheller/thé/chocolatssss sous les toits à Paris
- La couleur violacée du ciel de Paris la nuit...

jeudi 6 novembre 2008

La BPI


Playtime, de Jacques Tati, une possible vision de la BPI

Hier séance de travail à la BPI (bibliothèque publique d'information) au centre G. Pompidou et se sera mon grand étonnement de la journée. J'ai,lors de mes études en provinces pas mal fréquenté différentes bibliothèques mais les bibliothèques parisiennes ont cela de particulier qu'elles sont à la taille de la ville qui les abrite. C'est particulièrement le cas de la BPI, au coeur de Beaubourg elle colle parfaitement avec l'architecture plutôt industrielle du centre par l'immensité des ses salles (1200 places assises) au mobilier dépouillé (rayonnages, tables et chaises grises).



- Premier étonnement dès mon arrivée, une file d'attente serpente devant l'entrée, il y en a facilement pour 1/2 heure d'attente. Qu'attend-on? La fouille de nos cartables et le passage sous les portiques détecteurs de métaux... Pas très engageant. Étrange monde que celui où la suspicion d'actes terroristes s'invite jusque dans les lieux de culture. Étrange ville que celle qui tous les jours vous rappelle qu'une potentielle menace plane sur elle (militaire en arme, fouilles...).


- Une fois rentrée dans la bibliothèque le caractère industriel de cet établissement de service me saute aux yeux. D'immenses Escalators desservent les niveaux supérieurs, quant à la banque d'accueil, une seconde file d'attente se déroule d'un bout à l'autre de la pièce...bon je me débrouillerai...



- Arrivée au niveau 1. Ce n'est pas d'ici non plus que se dégage l'ambiance feutrée et propice au travail des bibliothèques. La salle ressemble plus à un immense hangar, avec les traditionnels tuyaux colorés propre à l'architecture du centre Pompidou qui courent au plafond. Des dizaines de rayonnages métalliques structurent la salle, entre-eux de grandes tables où il faudra cohabiter avec ses voisins. Paradoxalement le lieu est calme et le bruit de mes pas semblent raisonner dans une pièce vide. De l'autre côté de la salle des centaines de revues, on se sent presque écrasé d'avance par le poids de la connaissance!! Un public hétéroclite occupe les places disponibles aux tables, devants les ordinateurs mais aussi autour de poste de télé diffusant le grandes chaînes étrangères. On croise à la BPI des étudiants (plus au moins persuadés de leur supériorité intellectuelle...), des profs, des chercheurs, des amateurs mais aussi des SDF venus chercher dans ce lieu public malgré les fouilles de l'entrée un siège et un peu de chaleur en ce début du mois de novembre mais aussi un livre, un contact avec l'actualité via internet ou la télé.
Drôle d'expérience où l'on se demande si la profusion et l'immensité des lieux sont propices au bouillonnement intellectuel...???


mercredi 5 novembre 2008

Le métro (2) La station Châtelet





Mon étonnement d'aujourd'hui: mon passage par la station de métro Châtelet.



Attention chers débutants si cette station était une piste de ski ce serait une piste noire! Usagers confirmés uniquement! Si vous ne maîtrisez pas les quelques règles de base spécifiées dans mon précédent article RENONCEZ! Ce labyrinthe, véritable centre commercial souterrain, regorge de pièges (lecteurs de la presse gratuite, carrefour fréquenté, couloirs à plusieurs files, embranchement inopinés...) dont un dont je n'ai pas encore parlé:





Le panneau de sortie numéroté! Ce panneau (bleu foncé en général) comporte un certain nombres d'informations, les plus importantes n'étant pas toujours celles que l'on croit. Il comporte, en général 3 champs:


- En gras: la rue sur laquelle tu vas sortir. Exple: Rue Tronchet


- En italique: le lieu dit,le monument qui pourrait t'intéresser. Exple: Madeleine


- En petit: un numéro, le numéro de la sortie (attention cher débutant c'est là que se situe le piège!). Exple: 1


Cher débutant, il est quasiment certain, qu'au prochain embranchement, le panneau de sortie n'indique plus que les mots suivants:
- A gauche: SORTIE 2
- A droite : SORTIE 1


Conclusion (s'il en est besoin), ami débutant du métro (touriste, provincial...) ne te focalise pas sur l'unique nom en italique représentant le lieu que tu dois ABSOLUMENT visiter aujourd'hui et qui ferme dans une heure file d'attente comprise: Louvre mais plutôt sur ce petit chiffre insignifiant qui lui seul sera ton précieux sésame pour "gagner du temps"!

Le métro (1) Usage pratique

http://www.ratp.fr/
Incontournable, le métro permet de traverser Paris en peu de temps en passant en dessous des embouteillages!! Cependant gare aux non-initiés, prendre le métro nécessite une discipline de fer, bien huiler:
  • Les escalators: gare à ceux qui stationneraient sur la partie gauche de la marche!! En effet pour gagner du temps (leitmotiv de la vie parisienne!) certains usagers montent les marches de l'escalator comme un escalier, démultipliant par la même leur vitesse (le rêve). Pour les feignasses (comme moi) qui utiliseraient encore les escalators comme un vulgaire monte charge préférez donc le côté droit de la marche et laissait passer les gens pressés, enfin!!
Une question me taraude?? Les Anglais stationnent-ils sur la gauche de la marche pour doubler à droite?
  • Les couloirs: Même principe que les escalators et que le code de la route: TENEZ VOTRE DROITE! Étrange paradoxe qu'est le respect du dépassement par la droite dans les couloirs du métro par rapport à ce même principe sur le périphérique... Vous veillerez également à maintenir un rythme suffisamment soutenu ("gagnons du temps") pour être dans le flux des usagers!! En cas de couloirs à plusieurs files il est de rigueur que les plus lents soient sur la file la plus à droite, la vitesse augmentant de façon croissante jusqu'à la file le plus à gauche!
A l'approche d'une bifurcation veillez à préparer votre changement de direction en changeant de file suffisamment à l'avance. Le changement inopinée de file est souvent très mal vécu par vos poursuivants, particulièrement par les lecteurs de la presse gratuite absorbés par ses excellents articles!
Avis au possesseurs de sacs et autres valises à roulettes: apprenez à votre sac à marcher aux pieds! En effet lors d'un difficile changement de file ou encore d'un carrefour fréquenté, il est courant qu'un usager tente de vous croiser en passant derrière vous, le plus vite possible ("gagnons du temps"), et se prennent les pieds dans le sac qui vous suit. Là encore les lecteurs de 20 min ou direct matin sont des sujets très vulnérables. Prudence.
  • Félicitations vous avez pris les escalators, tourné dans les couloirs, vous êtes désormais sur le quai, le métro arrive, les portes s'ouvrent, des sièges sont libres, l'eldorado est proche... halte là... malheureux, il est de bon ton de laisser descendre les autres usagers, oui même s'ils sont beaucoup et même si (chose étrange) ils ne sont pas pressés.

La maison

Paris c'est les immeubles haussmaniens, les grands appartements et...les chambres de bonnes!
La mienne, comme beaucoup d'autres, est au 6ème étage (sans ascenceur!) dans un dédale de couloirs au dessus de jolis appartements.
Ici encore des gens au revenus modestes, des étudiants, des jeunes travailleurs cohabitent et croisent de gens de classes sociales plus élevées. Un "vivre ensemble" qui permet de mieux se connaître et peut-être de mieux se comprendre.